24-09-04

Contes Pour Enfants...Si J'étais Vert (If I Was Green)

This is a French story for kids. I like it a lot and I've put a translated version in English underneath. Enjoy!!
 
Si j'étais vert, je penserais vert, je croirais être une grande clairière bordée de sapins, je resterais tranquille dans mon coin, j'aurais peur des vaches qui viennent me manger, et, comme la nuit tous les chats et moi sont gris, j'espérerais me retrouver vert le lendemain matin.
 
Si j'étais bleu, je serais un ciel de Mai, je consulterais tous les soirs la météorologie nationale pour être sur qu'aucun malin petit nuage ne viendrait me ternir et les lourds nuages gris de l'orage me rendraient triste, et s'ils s'obstinaient à rester là, eh ! bien, pour me venger, je pleurerais de grosses larmes de pluie qui viendraient salir les vitres, toutes les vitres de la maison, justement celles qu'on a faites, hier.
 
Si j'étais rouge, je serais méchant, Je serais le feu qui brûle, mais pas dans la cheminée, je serais le feu qui brûle la paille, les forêts, les maisons, le feu de la guerre, le feu du canon, le feu qui fait rouge, le feu qui fait peur.
 
Si j'étais jaune, je serais le blé et je serais le soleil. Je serais le soleil qui danse sur les blés, à midi, et qu'on voit seulement à travers les cils. Je serais heureux d'être le soleil et je m'assierais tous les soirs sur la mer.
 
Si j'étais noir, je serais l'étang, la nuit, dans la forêt, rempli d'herbes noires, de grenouilles noires et de chauve-souris, et quand la lune viendrait me voir. je la renverrais dans le ciel pour qu'elle ne vienne pas me faire une tache, la maladroite, et dans l'étang noir iraient se réfugier toutes les bêtes qui ont peur et qui ne sont pas heureuses.
 
Si j'étais blanc, je serais la neige, bien sur, et je couvrirais la clairière, je remplirais en dansant le ciel de Mai, j'ensevelirais le blé aussitôt que le soleil aurait le dos tourné. J'éteindrais sans bruit le feu et m'étendrais sur la glace de l'étang si malicieusement qu'on ne le verrait même plus, je m'allongerais sur le monde entier, un dimanche matin, et toute la terre, tous les arbres, tous les gens deviendraient blancs et silencieux, sauf les cloches qu'on entendrait sonner, au loin, doucement, sans réveiller les campagnes.
 
Mais je ne suis rien de tout cela, parce que mes yeux sont verts, ma chemise est bleue, mes chaussures jaunes, mes cheveux sont noirs, mes dents sont toutes blanches et mes lèvres rouges. Cela fait seulement un petit garçon.
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If I was green, I would think green, I would believe to be a big trimmed clearing of firs, I would remain quiet in my corner, I would be afraid of the cows that come to eat me, and, as the night, all the cats and me are gray, I would hope to rediscover myself green the next day morning.
 
If I was blue, I would be a May sky, I would consult the national meteorology each evening so that no cunning small cloud would come to damage me and the heavy gray clouds of the storm would make me sad, and if  they remained there, eh! well, to avenge me, I would cry big rain tears that would come to soil the panes, all the panes of  the house, exactly the one that was done, yesterday.
 
If I was red, I would be mean, I would be the fire that burns, but not in the fireplace, I would be the fire that burns the straw, the forests, the houses, the fire of the war, the fire of the canon, the fire that does red, the fire that scares.
 
If I was yellow, I would be wheat and I would be the sun.  I would be the sun that dances on wheats, at noon, and that one sees only through the eyelashes.  I would be happy to to be the sun and I would sit on the sea all the evenings.
 
If I was black, I would be the pond, the night, in the forest, filled with black grasses, black frogs and bats, and when the moon would come to see me I would send it back in the sky so that she does not come to make a spot on me, the clumsy one, and in the black pond all the beasts that are afraid and that are not happy would go to take refuge.
 
If I was white, I would be the snow, and of course, and I would cover the clearing, dancing I would fill the May sky, I would also bury the wheat immediately which the sun would have turned back. I would extinguish the fire without noise and would spread myself on the ice of the so mischievous pond that one would not see it even more, I would lengthen myself on the entire world, a Sunday morning, and the whole earth, all the trees, all the people would become white and silent, except the bells than one would hear ringing, far away, gently, without awakening the countryside.
 
But I am not all of that, because my eyes are green, my shirt is blue, my yellow shoes, my hair black, all my teeth are white and my lips are red. That makes it only a small boy.


23:21 Gepost door Birdie | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |

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